La norme NF C 15-100 définit les règles de sécurité applicables aux installations électriques des logements en France. Connaître ses exigences permet d'identifier les situations qui nécessitent une intervention et d'éviter les risques d'incendie ou d'électrocution.
La mise aux normes n'est pas obligatoire pour un logement occupé sans travaux, mais elle devient incontournable dans plusieurs situations précises.
La norme couvre l'ensemble des éléments constitutifs d'une installation électrique domestique. Voici les exigences les plus importantes à retenir.
Toutes les prises de courant et les circuits d'alimentation des appareils fixes doivent être reliés à la terre. Sans prise de terre, un défaut d'isolement peut provoquer une électrocution. La continuité de cette liaison doit être vérifiée avec un contrôleur d'isolement.
Le tableau électrique doit être équipé d'interrupteurs différentiels de haute sensibilité (30 mA) en tête de chaque groupe de circuits. Ces dispositifs coupent l'alimentation en quelques millisecondes en cas de fuite de courant, protégeant les personnes contre l'électrocution.
Chaque circuit doit être protégé par un disjoncteur calibré selon la section des fils et la puissance des appareils desservis. Le tableau doit être logé dans une Gaine Technique Logement (GTL) qui regroupe le compteur, le tableau de répartition et, le cas échéant, la gaine de communication.
La norme impose un minimum de circuits séparés : éclairage, prises de courant, four, lave-linge, lave-vaisselle, chauffe-eau, et circuits spécialisés pour la cuisine. Un logement de 35 m² doit comporter au moins 5 circuits ; au-delà, le nombre augmente selon la superficie.
En salle de bains, toutes les masses métalliques (baignoire, receveur, canalisations d'eau et de chauffage) doivent être reliées entre elles par une liaison équipotentielle supplémentaire. Cette mesure supprime les différences de potentiel dangereuses dans un environnement humide.
Certains indices visibles ou ressentis indiquent qu'une installation présente un danger immédiat.
En présence de l'un de ces signes, il est prudent de faire intervenir un électricien qualifié avant tout autre usage.
Ces deux notions sont souvent confondues mais correspondent à des niveaux d'intervention différents.
La mise en sécurité vise à éliminer les dangers immédiats sans nécessairement rendre l'installation conforme à la totalité de la norme. Elle peut consister à remplacer un tableau défectueux, installer des différentiels manquants, remettre en état des câblages dangereux ou rétablir la liaison de terre. C'est l'intervention prioritaire lorsque le risque est avéré.
La mise aux normes complète implique une révision de l'ensemble de l'installation selon la norme NF C 15-100 dans sa version en vigueur. Elle comprend la GTL, le recâblage des circuits, la mise à la terre généralisée, les protections différentielles, les circuits spécialisés et la liaison équipotentielle. Elle est nécessaire pour obtenir une attestation de conformité délivrée par le Consuel.
Le coût d'une mise aux normes électrique dépend de l'état de départ, de la superficie du logement et des travaux à réaliser. Une mise en sécurité partielle (remplacement du tableau, ajout de différentiels) est moins coûteuse qu'une rénovation complète avec recâblage. Les tarifs s'établissent sur devis après diagnostic. Pour tout renseignement ou pour demander un devis gratuit, contactez FCP Assistance au 01 42 74 37 88, disponible 7j/7 24h/24, sans majoration le soir, la nuit ou le week-end.
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